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MODERN LOVE DU KOCH A L'ANNE (Carax vs Godard), 69 jour après Bowie



"-Mets un disque, avant que la mélancolie s'empare de tout
-J'arrive pas à choisir. J'vais mettre la radio. J'aime bien la radio."
(Leos Carax)



"Je vous parle solidarité avec les étudiants et les ouvriers et vous me parlez travelling et gros plan"
(Jean-Luc Godard)


 d'un espace-temps perdu, avant J.-C.laude Bowie, où la parole notre part commune n'avait pas encore été totalement confisquée par les écrans, la pub, le bruit autistique et assourdissant des villes et moteurs, les cachetons Sanofi/MErck/AstraZeneca/Bayer&co, la civilisation du cul et du court-circuit permanent, les injonctions à faire et ne pas parler (petit fascisme quotidien qui interdit avec le sourire et a perdu le sens de la parole performative ou du sublime PARLER POUR NE RIEN DIRE des bistrots et de la rue, cette vitale langue des oiseaux fusillée par le faire fer unfair vroumvroumcamion=canard sans tête dans mur) et les injonctions multiples à la bonne humeur et autres dogmes à belle petite gueule, 

c'est à dire la canalplussisation du corps social d'un pays de bouffeurs de gaufres et de défoncés au raisin et au lait fermentés, et l'officialisation des hystéries d'hiverses qui font les nouveaux sauvages qui citent machin ou bidule, Descartes et le rationalisme (le pauvre René qu'était si fragile et tripé, il doit se retourner dans sa tombe tous les jours!), qui ont sacralisé le cloaque du monde de l'art ou qui rendent la vie plus violente encore de leurs humeurs dégueulées à tout va, 

un espace-temps charrette où l'on avait encore le sens de se réunir en chair et en os pour pratiquer le bon vieil art de la controverse sans forcément s'aboyer dessus
pour que chacun, seul avec tous, puisse être informé que tous les seuils sont franchissables
sans avoir à se foutre en l'air  

et vive tout simplement sa vie qu'est pas si moche à la base
quand même, tant bien que mal, vaille que vaille.

mais, au milieu de ce bordel, il y a encore deux trois chilien(ne)s con carne comme cheyennes et apaches qui bougent encore :


 
"...s'il arrive qu'un Anglais vienne me visiter dans la métempsychose, je saurai le recevoir, je peux lui en faire voir de la sérénité..." 
(Noir Désir)



MAIL A JULIEN PART.II de Iraj o'cock, siècle 21, vers l'an 10 (voir rubrik 'La télé m'Étreint')

15 moi plus tard  

salut l'ami,  

alors là ya la tv dans cette maison pleine de fantômes et de la musique qu'on y a joué mon pote saint-Daleth from jamaïca, mes cousins et moimoimoi, alors ya la tv et les ondes cathodiques envoient un truc qui s'appelle Berlin calling, rappel du London calling des saint-Clash, 

c l'histoire de DJ Ickarus qu'est super bon et qui s'en met plein la gueule, de tout, et là, il a été exclu de l'HP tenu par une psy soixante huitarde mi-ange mi-sorcière et il rentre et sa nana est partie parce qu'il a super déconné comme on dit et i sfait virer par la colocataire qui fait du full-contact et avec qui izavaient couché à trois, 

plus on est de fous plus on est de fous,

et i sfait virer dpartout, ordi confisqué gnagnagna enfin c la super loose pour lui putain, même sa productrice en a marre et i sbarre encore plus, souvenir du papa, chute du mur et mort de sa maman…il a foi en sa musique, dit sainte-Radogonde la psy, une évidence que j'avais sous-estimée, 

et puis jvais voir où ça va alors je n'écris plus mais il se réconcilie avec son grand-frère qui part en Irlande, plan soleil couchant sur beurline, il fait dla musique sans drogue, la chambre blanche de l'hôpital, autres drugs en anglais, ça veut dire médicament, chez les chamanes on appelle ça une médecine 

et alors sa meuf lui fait une bise sur la joue sur un banc dans un parc  et elle part à budapest avec sa coloc karatéka, photos de l'album dans la clinique, berlin calling c le titre de l'album choisi par la productrice, super ya des affiches partout mais il est mal à cause des cachetons et puis ça va mieux, dernière scène sur son grand mix, c la fête, ici ça vavava poumtchac poumpoumtchac… 

et maintenant sainte-Isabelle Huppert présente le film israélien Les méduses 

pendant ce temps sur T F 1, la police s'active pour trouver le coupable comme d'habitude. 

ils filment tous comme à l'école ou au temps de la peinture naturaliste et veulent encore raconter des histoires alors qu'il n'y a que du vent du soleil et de la pluie sur la peau dans les yeux le nez les oreilles et le goût de la poussière, du miel et de la papaye verte sur la langue, des fantômes et des monstres de nerfs dans l'espace en quatre dimensions mais pas d'histoire, pas d'histoires

notre maladresse nous définit et il faudrait vendre du parfait, du bien fait et du beau. ce sera sans moi. l'occident est épuisant de connerie, depuis des siècles ils ont perdu le sens du rêve et tué le corps, leur envie de gratte-ciels skyscrapers, travaillons à rebâtir un bateau simple radeau qui ait de la gueule, pas cette petite chiotte gonflable en plastique sur quoi nous naviguons tous les jours. 

une ptite tisane à l'eucalyptus et ça repart pour éviter l'asphyxie.  jsuis enceinte jusqu'à la gueule mon ami, c pour bientôt. 

seul avec tous.

Bien à toi et aux tiens, 

aux aborigènes et inouits par dessus tout

salut 

YYIo'CM
  
ps :
un clip qui te plaira avec un copain dedans,
(UnKle/Thom Yorke/Denis Lavant/Jonathan Glazer&co)
censuré par les chaînes du Royaume-Uni c'est chez toi mon ami

FIN DE TRANSMISSION

SUFFRAGETTES, JUJITSU ET CAPES ET DES PAIX, de Iraj O'cock


PomponPub:

http://www.monde-diplomatique.fr/2016/02/PARIS_CLAVEL/54739
 (article "abonnés") (CamaradePompon te renvoie donc allègrement à la version papier dudit numéro de janvier comme Rio, lisible gratuitement dans toutes les bonnes officines publiques ou chez Edgar Coquillar&co et autres heureux abonnés)

UNEIMAGE BLEUE



La Reine, huile sur fessebook, non daté, 
auteur non identifié 
(merci à Melhan Balzan)
    DES IMAGES       QUI BOUGENT   ENCORE 




JOURNAL D'EDGAR COQUILLAR, ESCARGAL BANAL 4


AUJOURD'HUI,  3h86
ah tiens, ce matin j'ai retrouvé mon journal intime...
il était très bon au petit-déjeuner, merci!!! 
(j'te l'ai dit déjà: j'adore boulotter du papier pas glacé, surtout çui avec quoi John Multibibop il écrit ses chansons tristes comme la mort de Ziggy)

CAMARADE BOUM-BOUM (La PlayList à Pompon)

CAMARADE POMPON BOUM-BOUM (DKP)

LA JOIE DE SE METTRE -LIVE Radio-Grenouille-

ASSIS SUR MA COUILLE
Performance collective// théâtre de la tempête// Cartoucherie de Vincennes : Didika, Gérard Lépinois, FLEXREX, Claude Parle...


PLAY LIST DES INVITES pour le lancement de la revue

CHEVAL BLANC "ALCOOL"

ZERO DEGREES

LA GRANGE



DIALOGUE OFF-SHORE OF ARMADADA SETE

ARMADADA avec Entre autre SUGAR & TIGER / WAMPAS